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- ÃâÆÇÀÏ2016-10-13
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- ÇÁ¶û½º¾î·Î Á¦ÀÛµÈ ÀüÀÚÃ¥ÀÔ´Ï´Ù. - ³»¿ë ¼ÓÀ¸·Î C'etait septembre, et c'etait la Provence, a une rentree de vendange, il y a cinq ou six ans. Du grand break attele de deux camarguais qui nous emportait a toute bride, le poete Mistral, l'aine de mes fils et moi, vers la gare de Tarascon et le train rapide du P.-L.-M., elle nous semblait divine cette fin de jour d'une paleur ardente, un jour mat, epuise, fievreux, passionne comme un beau visage de femme de la-bas. Pas un souffle d'air malgre le train de notre course. Les roseaux d'Espagne a longues feuilles rubanees, droits et rigides au bord du chemin; et par toutes ces routes de campagne, d'un blanc de neige, d'un blanc de reve, ou la poussiere craquait immobile sous les roues, un lent defile de charrettes chargees de raisins noirs, rien que des noirs, ? garcons et filles venant derriere, muets et graves, tous grands, bien decouples, la jambe longue et les yeux noirs. Grappes d'yeux noirs, et de raisins noirs, on ne voyait que cela dans les cuves, sous le feutre a bords rabattus des vendangeurs, sous le fichu de tete dont les femmes gardaient les pointes entre les dentes serrees.¸ñÂ÷
¡á PORT-TARASCON- Table des matieres
A LEON ALLARD
¡Ü LIVRE PREMIER
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
¡Ü LIVRE DEUXIEME
Chapitre I.
Chapitre II.
Chapitre III.
Chapitre IV.
Chapitre V.
¡Ü LIVRE TROISIEME
Chapitre I,
Chapitre II,
Chapitre III,
Chapitre IV,
Chapitre V,
Chapitre VI,
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